Perpignan

Archives des Pyrénées-Orientales

Lieu : Avenue Paul Alduy, Perpignan, Pyrénées-Orientales / Maître d'ouvrage : Département des Pyrénées-Orientales / Maître d’œuvre : Claude Denu & Christian Paradon architectes, mandataire / Guy-Pierre Colin, Fabien Lach, Claudia Burg, Polonca Sosnowska-Kastelic / BET : TPF Ingénierie TCE, Lignes IDE Environnement, Jean-Michel Sagols, paysagiste, NC Ergonomie / Programme : Restructuration et extension des archives et du service départemental d’archéologie. Nouveaux magasins de conservation des documents (5 500 m²) et restructuration du silo existant. Espaces d’accueil du public, salle d’expositions, salle de lecture, atelier pédagogique, bureaux, locaux de traitement et dépôt de l’archéologie. Locaux techniques, parking visiteurs, parvis et espaces extérieurs / Superficie : Total 11 038 m² SDP – Extension neuve 7 138 m² SDP – Restructuration 3 900 m² SDP / Coût : 13, 5 M€ HT / Calendrier : Projet – Concours 2020

Achevé en 1979, le bâtiment des Archives départementales des Pyrénées-Orientales est aujourd’hui obsolète. Dans la tour-silo, les magasins sont saturés et la conservation des documents n’est plus assurée. Les locaux ne sont plus adaptés à des missions qui ont considérablement évolué, avec une offre culturelle ouverte au grand public. Plutôt que d’engager une restructuration lourde de l’actuel bâtiment administratif, c’est un bâtiment neuf que le projet propose de construire, tourné vers l’entrée du site, abritant à la fois les espaces d’accueil du public, les locaux tertiaires et les logements de fonction. Son implantation offre aux Archives et à l’Archéologie une meilleure visibilité, réaffirmant l’image du service public au sein du quartier du Moulin-à-vent. Le bâtiment s’appuie sur la pente du terrain pour tracer dans le site une ligne claire, lancée vers le sud et les Pyrénées. L’ensemble paraît léger et aérien, la façade striée par des brise-soleil dont les ventelles évoquent les ganivelles des plages occitanes… L’entrée principale est mise en valeur, précédée d’un parvis ombragé par une pinède. En pied de talus, les nouveaux magasins de conservation s’intègrent au site sans perturber la perception du paysage. Aux étages, les bureaux administratifs profitent du paysage ouvert sur le massif des Albères et le Canigou.